aqairs_novembre2018_v3_Web

12 AQAIRS VOUS INFORME ! Novembre 2018 Un de nos membres affaires aux Jeux olympiques Sans avoir eu l’obligation de s’en- traîner plusieurs heures en salle de conditionnement physique, Robert Boileau a eu la chance de partici- per aux Jeux olympiques d’hiver à deux reprises. En 2006, à Turin, il a été embauché en tant qu’opérateur de surfaceuses alors qu’aux Jeux de Pyeongchang, en 2018, il a agit à titre de superviseur technique. Le Magazine l’ AQAIRS vous informe s’est entretenu avec l’homme d’affaires qui a accepté de revenir sur ces deux expériences qui ont marqué sa vie personnelle et professionnelle. Expérience de Turin Robert Boileau s’est retrouvé en Italie par hasard. Un conflit survenu au sein de l’équipe d’entretien des glaces a fait en sorte que l’un des opérateurs a plié bagage quelques mois avant le début des Jeux olympiques de Turin. Comme l’homme jouissait d’une bonne réputa- tion dans le milieu, il a reçu un appel du patron de la compagnie Zamboni. « Il m’a dit qu’il était à la recherche d’un opérateur pour remplacer le déserteur et j’ai décidé de lui faire parvenir mon curriculum vitae. J’avais de l’expérience en tant que mécanicien et opérateur. Ces deux éléments ont joué en ma fa- veur et j’ai décroché le boulot ». Pendant un mois à Turin, il a été opéra- teur pour l’anneau de glace du patinage longue et courte piste. En entrevue avec Pierre Brassard sur les ondes à la radio de Radio-Canada, M. Boileau a raconté que la ponctualité était pri- mordiale aux Jeux olympiques. « À une occasion, je suis arrivé quelques se- condes en retard. Les dirigeants m’ont alors dit que si je n’étais pas capable de faire le boulot, je pouvais retourner à Montréal. Tout était calculé au quart de tour et je devais respecter les horaires à la seconde près ». Questionné à savoir s’il y avait une grosse différence entre faire l’entretien de la glace dans un aréna de quartier et le faire sur une surface olympique, M. Boileau a répondu par la positive. Selon lui, la pression est beaucoup plus forte dans une compétition d’une telle envergure. « Il pouvait y avoir 13 000 ou 14 000 personnes dans les gradins qui regardaient ce que je faisais. De plus, plusieurs milliers de téléspectateurs visionnaient la com- pétition en direct. Je ne pouvais pas me permettre de faire une erreur. C’est certain que la pression était plus forte aux Jeux olympiques qu’un samedi matin dans un aréna de quartier ». Il a également ajouté que les athlètes se sont entraînés pendant quatre ans pour livrer une bonne performance. Par conséquent, l’état de la glace de- vait être parfait et l’opérateur se doit d’effectuer un travail exceptionnel pour répondre aux attentes des compéti- teurs. « Lorsqu’un sportif bat un record du monde, l’opérateur peut se frotter les mains, car il a joué un certain rôle dans ce résultat ». Ce sont des surfa- ceuses électriques qui ont été utilisées lors de ces jeux. Le surfaçage se faisait Par Louis-Antoine Lemire M. Boileau à l’anneau de glace aux Jeux de Turin

RkJQdWJsaXNoZXIy MzkwMTAw