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Communiqué AQLM : Nouvelle politique de l’activité physique, du sport et du loisir

Oui à l’objectif, un bémol sur le rôle des municipalités


6 avril 2017 — L’Association québécoise du loisir municipal (AQLM) se réjouit que le Gouvernement du Québec ait enfin présenté sa nouvelle politique de l’activité physique, du sport et du loisir. Attendue depuis des années, cette politique s’inscrit parfaitement dans la foulée du Livre vert que le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport avait soumis à la consultation en 2013.

L’AQLM comprend que Au Québec, on bouge (titre de la politique) ne se limite pas à l’activité physique et au sport au sens strict, mais constitue un appel aux citoyens et aux citoyennes à être plus actifs tout au long de leur vie.

L’AQLM souscrit largement à l’objectif prioritaire de la nouvelle politique, qui entrevoit dans 10 ans « des citoyens et citoyennes de tous âges plus actifs, qui valorisent les activités physiques, les sports et les loisirs dans leur vie de tous les jours. » D’ici 2027, il faut « augmenter d’au moins 10 % la proportion de la population qui fait au moins le volume recommandé d’activité physique pendant ses temps libres et, plus précisément, de 20 % pour les jeunes âgés de 6 à 17 ans ».

L’AQLM aime bien l’idée de valoriser davantage les loisirs dans la vie de tous les jours. Et elle endosse l’appel à la mobilisation durant « les temps libres » pour l’amélioration de la condition physique et de la santé.

Reconnaissance de la pratique libre


En 2013, l’AQLM soulignait dans son mémoire sur le Livre vert que la pratique libre, nouvelle tendance lourde en loisir, était pratiquement ignorée. Or, la pratique libre a maintenant droit de cité dans les nouvelles visées gouvernementales. Les efforts de promotion ne seront pas réservés au sport fédéré et aux activités encadrées, les infrastructures qui soutiennent la pratique libre et le jeu libre auront aussi leur part des nouveaux crédits octroyés dans le cadre de la nouvelle politique.

Au Québec, on bouge cite notamment le Comité scientifique de Kino-Québec pour faire référence aux parcs et espaces publics, « qui sont parmi les lieux les plus fréquentés pour la pratique d’activités physiques. Les jeunes habitant des quartiers où il y a une plus grande densité de parcs ont généralement un plus haut niveau d’activité physique, notamment parce qu’ils font davantage de déplacements à pied ou à vélo. »

L’AQLM considère que les enjeux retenus sont fort pertinents, soit l’accessibilité, la qualité de l’expérience, la promotion, le leadership et la concertation. Les orientations qui en découlent se justifient amplement, rejoignant bon nombre d’axes d’intervention que se sont donnés les services de loisir municipaux au fil des années.

Comme elle l’avait fait à l’occasion du dépôt du dernier budget provincial, l’AQLM salue les sommes importantes qui seront consacrées aux infrastructures de sport et de loisir dans la prochaine décennie. Ces investissements permettront non seulement de rénover ou de mettre à niveau le parc d’équipements qui facilitent la pratique d’activités physiques et l’acquisition de saines habitudes de vie, mais aussi d’en implanter de nouveaux qui tiennent compte de l’évolution des goûts et des intérêts et de la variété des modes de pratique.

Les municipalités parties prenantes, mais...

Au Québec, on bouge mentionne bien les municipalités parmi les milieux appelés à mettre l’épaule à la roue pour mettre en œuvre la nouvelle politique, mais l’AQLM croit qu’on aurait pu leur attribuer, ainsi qu’aux professionnels en loisir, un rôle un peu plus marquant.

La municipalité joue notamment un rôle majeur dans le soutien au bénévolat et dans la concertation au niveau local. Or, les orientations 6 (Valoriser et promouvoir le bénévolat dans les activités physiques) et 8 (Assurer, à chaque palier, un partage cohérent et clair des responsabilités des organismes concernés) n’en font pas mention.

Dans son mémoire de 2013, l’AQLM demandait que la municipalité soit reconnue comme maître d’œuvre de l’application de la politique du loisir au niveau local, jouant particulièrement un rôle de leader et d’agent de concertation.

Le Gouvernement ne partage pas tout à fait cette vision, semble-t-il, même s’il reconnaît que la municipalité « joue un rôle primordial dans la mise en place d’environnements favorables à la pratique libre ou encadrée de diverses activités ». Il affirme aussi qu’elle « est un important acteur du développement des communautés sur tout le territoire québécois » et que, « en encourageant la participation citoyenne et l’action bénévole, la municipalité place la population au cœur du développement des activités physiques, des sports et des loisirs ».

L’AQLM offre son soutien au ministre et à toute l’équipe de son ministère dans la conduite et la mise en œuvre de la politique de l’activité physique, du sport et du loisir.



Pour information :

Geneviève Barrière
Directrice
Association québécoise du loisir municipal
4545, av Pierre-De Coubertin
Montréal (Québec) H1V 0B2
Téléphone : 514 252.5244 poste 4